Energie nucléaire

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Temporalité des décisions

Dans les pays où ils surviennent, les accidents nucléaires posent le problème, après l’évacuation immédiate des territoires contaminés, de la réinstallation ultérieure des populations.
Combien de temps déclare-t-on les zones interdites ? Autour de la centrale de Fukushima, une zone rouge de 20km a été délimitée dans laquelle le gouvernement travaille à la dépollution: nul ne sait quand les quelque 110 000 habitants seront autorisés à rentrer.
À Tchernobyl, près d’un millier d’habitants évacués sont revenus vivre illégalement presqu’aussitôt dans la zone interdite des 30km et jusqu’au pied de la centrale. Ces "samosioli" vivent en autosuffisance, préférant le risque choisi à l’exode imposé.
Le nucléaire est un investissement politique sur le très long terme qui impose des décisions sur plusieurs décennies, difficiles à remettre en cause même après un accident nucléaire majeur comme celui de Fukushima : le Japon après avoir arrêté tous ses réacteurs nucléaires, a décidé d’en relancer deux en juin 2012, malgré une vague très importante de protestations.
La responsabilité face aux générations futures caractérise tous les débats sur l’environnement et le nucléaire n’y échappe pas.
D’autre part, au risque d’accident, s’ajoute la problématique du stockage des déchets radioactifs dont la temporalité dépasse largement l’échelle de vie humaine. Leur enfouissement géologique profond est à l’étude. Pour ses partisans, cette solution aurait l’avantage de ne pas laisser aux générations futures le soin de gérer cet héritage encombrant. Pour ses opposants, l’enfouissement des déchets ne serait pas une solution viable sur le très long terme.

CNRS    sagascience