Energie nucléaire

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Sûreté des centrales et sécurité des personnes

Sûreté des centrales
La sûreté des centrales nucléaires est un objectif prioritaire internationalement partagé.
En France, des organismes spécifiques d’évaluation du risque ont été mis en place. Jusqu’en 2006, la sûreté nucléaire des installations civiles était sous contrôle de l’état, mais la loi n°2006-686 du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire (dite "loi TSN") a instauré la création d’un organisme indépendant de contrôle : l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire). En son sein, le Service d'Evaluation de la sûreté des Réacteurs à Eau sous Pression (SEREP), par exemple, est chargé de mener toutes les actions techniques visant à assurer la sûreté de l'exploitation de l'ensemble des réacteurs à eau sous pression qui compte 58 réacteurs mis en exploitation entre 1977 et 1999 sur 19 sites, dont plusieurs en zones sismiques.
La sûreté est bien sûr une question de coût qui reste dimensionné dans la limite du raisonnable :certes, à Fukushima, si la digue avait été plus haute, la catastrophe aurait été évitée. Mais personne n’avait envisagé une vague de 15 mètres de haut.
La sûreté des centrales n’est pas uniquement une question de fiabilité technique : elle est aussi liée à la formation et à la compétence des personnes qui y travaillent. Or de nombreuses centrales fonctionnent depuis des temps qui dépassent la durée d’une carrière professionnelle : se pose alors la question de la transmission de l’historique de la centrale, voire même de son mode d’emploi complet. De plus, l’hyperspécialisation des postes et l’externalisation de certaines tâches pour des interventions courantes ne facilitent pas la maîtrise coordonnée de l’ensemble des paramètres de sûreté.

Sécurité des personnes
En cas d’accident de centrale nucléaire, les travailleurs de la centrale sont les plus exposés.
A Tchernobyl, par exemple, les hommes qui poussaient les morceaux de combustibles sur le toit ont été exposés à des doses maximales. Viennent ensuite les personnes habitant dans un périmètre défini par les autorités (en France, 10km) autour de la centrale. Elles sont censées connaître les mesures d’urgence, disposent d’un numéro vert ainsi que de pastilles d’iode à prendre dans les heures qui suivent un accident majeur. Pour les autres, tout dépend des conditions de l’accident : l’échappement des poussières radioactives peut former un nuage qui va circuler jusqu’à l’autre bout de la planète ou bien, du fait de pluies, se retrouver au voisinage le plus proche de la centrale.
En France, l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire) participe à l’élaboration des plans de gestion de crise et à la vérification des systèmes d’alerte. Néanmoins, de nombreuses centrales sont situées à côté de grosses villes où des procédures d’évacuation sont difficiles à mettre en œuvre.
En ce qui concerne le transport de substances radioactives (combustible usé et déchets nucléaires) depuis une centrale vers une installation de retraitement ou un centre de stockage, c’est également l’ASN qui en assure le contrôle. La sûreté du transport repose avant tout sur le colis qui désigne l’ensemble constitué par l’emballage et son contenu. La conception du colis obéit à des critères stricts de sûreté, fixés par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et dont l’ASN, en France, garantit l’application. Diverses épreuves réglementaires, incluant des accidents de référence, doivent démontrer la sûreté des emballages pour permettre leur homologation. Les colis sont conçus pour assurer la protection, dans des conditions normales ou accidentelles, des personnes (population et travailleurs) et de l’environnement.

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