Energie nucléaire

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Causes et enseignements des accidents

Le 28 mars 1979, à la centrale de Three Mile Island, une panne des pompes principales d'alimentation en eau de l'unité 2 (TMI-2) combinée à une signalisation erronée d'une vanne de secours (déclarée fermée alors qu'elle était ouverte) entraîne la surchauffe du réacteur : s’ensuit la fusion d'une partie du cœur, mais l'enceinte de confinement du bâtiment réacteur n’est pas affectée et il n’ y a pas de rejet de radioactivité dans l’environnement.

Tchernobyl
Le 26 avril 1986, à la centrale de Tchernobyl, lors d’une expérience d'amélioration de la sécurité, six erreurs humaines graves conduisent à un emballement de la réaction en chaîne dans l’un des 4 réacteurs : s’ensuit une augmentation de la température du cœur du réacteur qui fait au contact de l’eau exploser les pastilles combustibles d'oxydes d'uranium puis l’hydrogène formé par le contact de l’eau avec la très forte chaleur produite par le cœur du réacteur. Faute d’enceinte de confinement, le cœur du réacteur se retrouve à l’air libre et le graphite qui sert à ralentir les neutrons prend feu : une grande partie de la radioactivité est envoyée à l’extérieur, 10 jours durant, le temps que l’incendie soit maîtrisé.

Le Blayais
Le 28 décembre 1999, à la centrale du Blayais, après une tempête qui fait déborder l’eau de l'estuaire de la Gironde, l’inondation des sous-sols de la centrale, et notamment des tranches 1 et 2, met hors d'usage certaines installations de sécurité. Les circuits de secours fonctionnent néanmoins et permettent d'éviter la catastrophe.

Fukushima
Le 11 mars 2011, à la centrale de Fukushima, après un tremblement de terre de magnitude 9 survenu dans l'océan Pacifique au large des côtes nord-est du Japon, les réacteurs s’arrêtent et les circuits de refroidissement se mettent en place. Mais, deux heures après, une vague de 15 mètres passe les digues de sécurité, prévues pour des vagues de 5 mètres "seulement", et inonde tout, détruisant les circuits de refroidissement. La température du cœur monte alors, les gaines du combustible fondent, de l’hydrogène se forme et explose détruisant le bâtiment réacteur. Lors de cet accident, une grande quantité de radioactivité est relâchée dans les airs et dans la mer.

Le risque de défaillance d’une centrale nucléaire est supposé être si minime que chaque accident grave est l’occasion d’en tirer des leçons. L’accident de Three Mile Island a eu des conséquences positives en terme de "sûreté des réacteurs" : une culture de la sûreté s'est développée, ce qui a conduit à améliorer la sécurité des réacteurs dans le monde entier.
La catastrophe de Tchernobyl a constitué une leçon grandeur nature de la gestion des accidents graves, de la communication et de l’information du public. Si elle a été vite mise sur le compte d’un régime soviétique vieillissant, incapable d’assurer l’entretien de ses centrales, elle a surtout mis en évidence les répercussions transfrontalières que pouvait avoir un accident nucléaire. Ces conséquences susceptibles d’affecter, directement ou indirectement, de nombreux pays situés même à grande distance du lieu de l’accident ont motivé la mise en place d’une échelle analogue à celle de Richter pour les tremblements de terre, l’échelle INES (International Nuclear Event Scale) ou échelle internationale des événements nucléaires, aidant à percevoir la gravité d’un accident nucléaire.
Quant à la catastrophe de Fukushima qui aurait pu être évitée si, par exemple, la digue avait été plus haute, elle replace comme priorité absolue la sûreté des installations même face à des situations hautement improbables. En France, l’événement de la centrale du Blayais en 1999 avait déjà conduit à réévaluer le risque d’inondation dans les centrales nucléaires françaises et à lancer des travaux afin de relever les digues. Celui de Fukushima a entraîné des évaluations complémentaires de sûreté (ECS), réalisées par l'Autorité de sûreté nucléaire à la demande du gouvernement.

CNRS    sagascience