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Les sources de l’érosion

Macrodéchets accumulés sur un fond de sable dans une zone urbanisée en Méditerranée. Marseille, 1970
© CNRS Photothèque  /  HARMELIN

Quatre causes principales qui interagissent entre elles, sont responsables de l’érosion de la biodiversité :

  • la destruction ou la dégradation des écosystèmes (déforestation, pollution des sols et des eaux, fragmentation des habitats, prélèvement non durable de l’eau issue des nappes phréatiques…).
  • l’exploitation non durable de la biodiversité (chasse, pêche, exploitation forestière intensive, tourisme, cueillette…).
  • les invasions ou les proliférations d’espèces (telles que certaines algues ou espèces cultivées envahissantes (1), ou espèces importées ou introduites accidentellement…).
  • le réchauffement climatique qui perturbe les cycles biogéochimiques. Cet élément récemment mis en évidence est dû à un rejet massif de gaz à effet de serre dans l’atmosphère (principalement du CO2 issu de la combustion d’hydrocarbures fossiles).

Vue aérienne d'un champ de maïsIl existe de nombreuses interactions entre ces facteurs de changement. Ainsi, la surexploitation des espèces situées en bout de chaîne alimentaire peut favoriser l’installation d’espèces envahissantes. Ces dernières auront le plus souvent un impact sur la qualité de l’habitat et conduiront indirectement à une plus grande érosion de la biodiversité. La disparition des habitats favorise, par ailleurs, l’exploitation des animaux sauvages qui se concentrent sur des aires plus réduites et rend les écosystèmes plus vulnérables aux espèces envahissantes…© Marc Fouchard / INRA

Selon le rapport Millennium Ecosystem Assessment, deux menaces pour la biodiversité se renforceront au cours des cinquante prochaines années : l’intensification agricole et le changement climatique. Or, ces deux phénomènes sont déjà les principales sources d’érosion de la biodiversité aujourd’hui.

(1)Il est possible de souligner que, si l’impact des espèces envahissantes sur la biodiversité est important, la migration – appelée ici invasion – est un des moteurs de l’évolution. En effet, les espèces ont toujours une origine locale et vont se disséminer en fonction de leurs capacités adaptatives, des autres espèces avec lesquelles elles entrent en interactions, des niches écologiques disponibles, etc.

Rédaction :

Harold Levrel (cadre de recherche à l’Ifremer)

Sources de l'article

  • MEA, 2005 : Millennium Ecosystem Assessment
  • Cahier de l’IFB « Quels indicateurs pour la gestion de la biodiversité ? », Harold Levrel, 2007

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